Textes traduits niveau 1


 
 

Textes du niveau 1 :

1. Une situation gênante (Christophe Lemarchand)
2. Vivre dans la pauvreté ( J.M.J. Le Clézio)
3. Un homme étrange (Philippe Claudel)
4. Un café à Vienne (Guy Scarpetta)
5. Sur l'île (Amin Maalouf)
6. Les Français découvrent l'Allemagne (Theodore Zeldin)
7. Qui sont nos voisins ? (Béatrice Durand)
8. Interview d'Alfred Grosser (Le Nouvel Observateur)
9. Le désarroi d'un enfant (Pascal Martinet)
10. Des amis malheureux (Alain-Fournier)
11. Brodeck (Philippe Claudel)
12. Au cantonnement après la bataille (Roland Dorgelès)


1. Une situation gênante
     
Cet été-là, le mois de juillet était en Hesse particulièrement chaud et les piscines découvertes connaissaient une forte affluence. Avec les deux fils de ma famille d'accueil, Rainer et Ekkehard, je faisais patiemment la queue devant le guichet. Devant nous se tenait une jeune femme aves ses trois enfants ; l'aîné ne devait pas avoir plus de six ou sept ans. Lorsque ce fut son tour, elle chercha d'un geste nerveux dans un porte-monnaie fatigué les deux marks cinquante nécessaires pour payer les billets d'entrée, mais ne put rassembler que deux marks et plongea sa main droite dans sa poche ; celle-ci était vide. Elle s'adressa alors à l'homme du guichet : « Je vous apporterai les cinquante pfennigs tout à l'heure », dit-elle à voix basse. « Ce n'est pas possible », répliqua-t-il d'un ton neutre.
     
Stupéfaite, elle ne savait que faire. C'est alors que l'homme qui était derrière nous s'avança et lui dit, en ramassant une pièce d'un mark : « Vous avez fait tomber cette pièce, madame. » Elle le vit lui tendre la pièce qui la sauvait d'une situation gênante. « Merci beaucoup », murmura-t-elle dans un souffle. L'homme reprit sa place derrière nous. L'Allemagne, ce pays si riche, avait aussi des gens qui étaient dans la gêne, et d'autres dont la générosité simple et naturelle pouvait faire des miracles.

Christophe Lemarchand
Histoires d'Outre-Rhin
 
Eine peinliche Situation
     
In jenem Sommer war der Juli in Hessen besonders heiß und die Freibäder hatten großen Zulauf. Mit den beiden Söhnen meiner Gastfamilie, Rainer und Ekkehard,  stand ich geduldig vor dem Schalter an. Vor uns stand eine junge Frau mit ihren drei Kindern; das älteste war wohl höchstens sechs oder sieben Jahre alt. Als sie an der Reihe war, kramte sie nervös in einem abgenutzten Geldbeutel herum, um die zwei Mark fünfzig zu...

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